

LEHEL URMENYI HAMAR est un artiste peintre français d’origine hongroise. Il est né à Sopron, une ville touristique et superbe à la frontière austro-hongroise. Il a dû quitter son pays lors de la révolution d’octobre en 1956 pour la France et Paris.
Après des études à l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris et à l’Academia Belli Arte de Rome, il choisit de rester en France et principalement à Paris. Du fait de son appartenance à une famille très aisée , les études supérieures, après son baccalauréat, lui sont « interdites » aussi il fait son service militaire juste après ce diplôme.
Ses supérieurs ont tout de suite repéré ses talents de dessinateur et Lehel est devenu pendant son service, le peintre officiel pour exécuter les portraits de Lénine, Staline et Rakosi à grande échelle lors des défilés de propagande du régime dans les rues de Budapest. C’est donc tout naturellement, après ses 3 ans de service militaire, qu’il a pu entrer dans une société hongroise en charge des affiches de films lesquelles à l’époque, étaient peintes et ornaient les façades des cinémas.
De cette période là, il garde aussi son expérience pour les œuvres monumentales que sont les affiches.
A son arrivée en France en 1956, même s’il ne parle pas un mot de français, il « connait », pour les avoir peints, la plupart des acteurs français et internationaux. Alors qu’il bénéficie d’une bourse de la fondation américaine Free Europe et qu’il pourrait ainsi très facilement s’expatrier aux USA, il préfère rester en France, familier de ses peintres, de son théâtre et de son cinéma.
Il entre aux Beaux Arts dans la classe de Souverbi qui lui demande d’oublier sa technique « héritée des Pays de l’Est », et de peindre désormais de la main gauche (sic). Il va également profiter de sa «liberté» nouvelle que lui procure son statut de réfugié politique et, malgré ses peu de moyens ( il fera même la plonge à Orly), pour voyager dans toute l’Europe libre mais surtout en Italie, Espagne, Portugal et Angleterre où il retrouve tout le patrimoine culturel et artistique qu’il aimait dans ses rêves.
Christian Jacques Couralet

LEHEL URMENYI HAMAR is a French painter of Hungarian. He was born in Sopron, a beautiful tourist town located at the Austrian-Hungarian border. He had to leave his country for France and Paris during the October Révolution in 1956.
After studying at Paris National School of Fine Arts and the Academia Belli Arte in Rome, Italy, he chose to stay in France and mainly in Paris. Due of his belonging to a well-off-family, higher studies after his baccalaureateare « forbidden » to him; therefore, he does his military service just after this diploma. His superiors immediately spotted his talent as a drawer and Lehel became, during his service, the official painter to performthe portraits of Lenin, Stalin and Rakosi on a large scale, during the regime’s propaganda parades in the streets of Budapest. It is therefore quite naturally after his 3 years of military service, that he was engaged in a Hungarian company in charge of movie and theater posters that, at that time, were painted and adorned the facades of cinemas. From this period, he also keeps his experience for monumental works such as posters.
When he arrived in France in 1956 although he did not speak a word of French, he « knew », from having painted them, most of the French and international actors. While he received a gran from the American Free Europe Foundation and could very easily move to the United States, he preferred to stay in France, being acquainted with its painters, its theater and its cinema.
He entered the Beaux-Arts in the class of Jean Souverbie who asked him to forget his technique « inherited from the Eastern countries », and now to paint with the left hand (sic). Moreover, despite his limited resources (he even worked as a dishwasher at Orly), he took advantage of his new¨ freedom¨that his political refugee status gives to him, to travel throughout the free Europe and especially in Italy, Spain, Portugal and England,where he found all the cultural and artistic heritage that he loved in his dreams.
Christian Jacques Couralet _ CatherineThiounn
